En 1887, l’Américain Charles Sherill creuse légèrement la piste derrière la ligne de départ dans le but d’obtenir une meilleure impulsion au démarrage. Cette innovation est à l’origine de l’invention du starting-block par les Américains George Breshnahan et William Tuttle en 1928, qui sera pourtant dans un premier temps interdit par l’IAAF en 1937.
En 1912, le premier record du monde officiellement reconnu par l’IAAF (International Association of Athletics Federations) est la propriété de Donald Lippincott en 10,6 s. À partir de 1938, le vent doit être mesuré et inférieur à 2 m/s pour qu’une performance soit officiellement validée ; cette mesure est toujours en vigueur à l’heure actuelle.
En août 1936, un Noir Américain, le recordman du monde Jesse Owens, remporte à Berlin devant Adolf Hitler la finale du 100 mètres en 10,3 secondes, devant son compatriote Ralph Metcalfe. Il remportera trois autres médailles d’or aux cours de ces jeux.
En 1964 à Tokyo, l’Américain Bob Hayes remporte la demi-finale des Jeux Olympiques en 9,91 s grâce à un vent très favorable. En finale, dans des conditions réglementaires, il gagne avec deux mètres d’avance sur tous ses concurrents en explosant le record du monde de 19 centièmes : 10,06 s. C’est son compatriote Jim Hines qui restera officiellement le premier homme à parcourir 100 mètres en moins de dix secondes grâce à ses performances de 1968, notamment lors de sa victoire aux Jeux Olympiques de Mexico, en 9,95 s, où il bénéficiera de conditions idéales : un temps chaud et sec, une altitude supérieure à 2000 mètres et un vent de 1,6 m/s.
Le 1er janvier 1977, l’IAAF abandonne le chronométrage manuel, les performances ne peuvent désormais être validées qu'à l'appui d'un chronomètre électronique.
Aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988, le Canadien Ben Johnson remporte la finale et établit un nouveau record du monde en 9,79 s. Pour cause de dopage, sa performance sera annulée et il sera déclassé au profit de son dauphin Carl Lewis, qui s’empare également du record du monde en 9,92 s.
À Tokyo en 1991, l’Américain Carl Lewis remporte sa troisième médaille d’or consécutive aux championnats du monde au terme de l'une des courses les plus rapides de l’histoire. Alors que dix semaines plus tôt, le record du monde de Séoul, 9,92 s, tenait toujours, quatre coureurs vont battre ce temps dans la même course. Le double champion olympique reprend le record du monde en 9,86 s.
Lors de la finale des Jeux Olympiques d'Atlanta, les cinq premiers courent en dix secondes ou moins. C'est lors de cette course que Donovan Bailey s'approprie le record du monde avec un temps de 9,84 s.
Au tournant du siècle, c'est l'Américain Maurice Greene qui obtient les meilleures performances avec trois titres de champion du monde à Athènes en 1997 (9,86 s), à Séville en 1999 (9,80 s) et à Edmonton en 2001 (9,82 s), un titre de champion olympique à Sydney en 2000 (9,87 s) et un record du monde au meeting d'Athènes en juin 1999 en 9,79 s. Son compatriote Tim Montgomery s'empare du record à Paris en septembre 2002 en 9,78 s, record effacé des tablettes en décembre 2005, suite à l'affaire de dopage Balco.
Le 14 juin 2005, Asafa Powell bat le record du monde à Athènes et le porte à 9,77 s. Moins d'une année plus tard, Justin Gatlin égale cette performance à Doha le 12 mai 2006. Le 23 août 2006 Justin Gatlin est dépossédé de son record pour cause de dopage.
Tyson Gay courra en 9.76 s en 2007 mais avec un vent trop fort dans le dos !